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Mercredi 29 février 3 29 /02 /Fév 12:53

Par Pascal Olivier, le dimanche 20 novembre 2011


Nicolas Sarkozy achète du temps à prix d'or en tentant de maintenir l’euro sous perfusion jusqu’aux prochaines élections présidentielles et législatives. Il n’est pas dit qu’il y arrive. Il n’arrivera pas non plus, et là c’est une quasi certitude, à maintenir le triple A, maintien du triple A qu’il a pourtant donné pour seul horizon à son peuple, reconnaissant ainsi que c’est Standard & Poor’s qui dicte la politique de la France !

En attendant il a parfaitement réussi lors de sa conférence le 27 octobre dernier et lors du G 20 de Cannes à ne pas aborder la principale question, celle de la surévaluation de l'euro qui crée de la dette dans toute la zone sauf en Allemagne. La zone euro, on pourrait presque dire la zone mark, permet à l’Allemagne d’y réaliser 60% de ses excédents commerciaux (70% dans l’UE). On comprend mieux pourquoi l’Allemagne s’oppose à une dévaluation de l’euro. Sarkozy a préféré plus confortablement aborder la question de la sous évaluation du yuan.

Il a tenté de culpabiliser les Français : "Nous dépensons trop". C’est faux. Il n’y a pas d’augmentation des dépenses mais plutôt une baisse des recettes en raison de la désindustrialisation de la France. La part de l’industrie dans notre PIB est passé de 30% en 1982 à 13% actuellement. La cure d'austérité qu'il préconise est au contraire facteur de récession comme on peut en voir déjà les effets dévastateurs en Grèce. La rigueur est un facteur de ralentissement de l’économie qui engendre une baisse des recettes fiscales et du coup une augmentation de la dette. Sans politique de relance industrielle conséquente il ne peut y avoir de protection sociale qui tienne.

Nicolas Sarkozy a soigneusement omis de dire que le quart de la dette est dû à une décennie de politique du franc fort destinée à converger avec le mark en vue de l'euro. Cette politique du franc fort nous a en outre coûté un million d'emplois. Nous avons ainsi avec cette politique désastreuse pour notre compétitivité indirectement contribué à financer la réunification allemande ! Un autre quart de la dette est à mettre sur le compte de l'euro trop élevé pour notre économie.

Une bonne partie du reste de la dette est imputable à la privatisation de la création monétaire, véritable pillage, conséquence de la conjugaison de la loi Pompidou-Giscard de 1973 (reprise par l'article 104 du traité de Maastricht puis par l'article 123 du traité de Lisbonne) et de la dérégulation générale et généralisée commencée dans les années 80. L’Acte unique européen (signé en 1986, entré en vigueur en 1987) s’accompagne de pas moins de 300 directives de dérégulation !

Cette loi de 1973 qui au départ avait pour fonction d’empêcher la création monétaire (vulgairement , actionner la planche à billets) facteur d’inflation, obligeait le Trésor à se financer soit auprès des banques, soit par le lancement d’emprunts nationaux. Le Trésor ne pouvait donc plus emprunter à la Banque de France à un taux compris entre 0 et 1% comme c’était le cas auparavant. Cela pouvait avoir un sens tant que l’argent prêté par les banques était celui des déposants. Mais quand les banques empruntent à 1% auprès de la BCE (Banque centrale européenne) et prêtent aux taux assassins de 6% à l’Italie ou de 10% à la Grèce il s’agit à nouveau d’une création monétaire cette foi-ci privatisée assortie d’une mise en coupe réglée du pays emprunteur.

Alors que la crise est mondiale, que la cigale américaine avec sa banque centrale fait de la création monétaire à tire-larigot, que l’euro était sensé nous protéger, pourquoi la zone euro s’avère-t-elle le maillon faible de la planète ?

D’abord parce que historiquement toute intégration monétaire réussie s’accompagne d’une phase de protectionnisme. C’est le contraire qui s’est produit dans la zone euro, alors que Chinois et Américains faisaient du protectionnisme, la zone euro était offerte à tous les mauvais coups par une quasi absence de barrières douanières, la fameuse «concurrence libre et non faussée», autrement dit le renard dans le poulailler ou le loup dans la bergerie.

Mais surtout parce que l’euro est avant tout une monnaie politique avec un vice de conception originel dénoncé dès le départ en 1992 lors du débat autour du référendum de Maastricht par Chevènement, Séguin et Pasqua. 17 nations différentes par la culture, la langue, l’histoire, les structures économiques avec chacune une monnaie qui en est le corollaire ne peuvent avoir la même monnaie qu’à la condition de ne plus faire qu’un. Les concepteurs de l’euro le savaient. Ils voulaient forcer les choses. Faisant fi de nations millénaires, ces apprentis sorciers pensaient qu’en l’absence d’un corps politique européen, un cratos pouvait créer un demos !

Comble de l’ironie cette monnaie faite pour faire converger les pays les a fait diverger : excédent d’un côté et déficit, endettement et désindustrialisation de l’autre. Il faut dire que l’Allemagne l’a en permanence «joué perso». Opérer en Allemagne une déflation compétitive (baisse des salaires) au détriment de ses partenaires de la zone euro privés de la possibilité de dévaluer n'est pas très fair-play, d’autant plus que les pays du Sud de l’Europe ont des économies qui traditionnellement marchent à la dévaluation. Cerise sur le gâteau, l’Allemagne a toujours refusé que la BCE ait un autre mandat que celui de la lutte contre l’inflation, comme par exemple celui de favoriser la croissance et l’emploi. Et dire que la promesse de l’euro a été l’expédient qui a permis à l’Allemagne de faire accepter sa réunification !

Tous les cabris qui nous chantent que la solution est dans le saut fédéral sont des charlatans. L’Allemagne est très soucieuse de sa souveraineté. La Cour constitutionnelle de Karlsruhe a jugé qu’il n’y avait pas de peuple européen et par conséquent un déficit de démocratie européenne et que le dernier mot revient donc au Bundestag. La nation est le lieu de la démocratie mais aussi celui de la solidarité. L’Allemagne n’est pas disposée pour telle ou telle région d’Europe à consentir les mêmes sacrifices que pour les länder de l’Est. Il n’est pas impossible que pour éviter de payer elle sorte de l’euro après s’être copieusement payée sur la bête. Des marks auraient été discrètement imprimés au cas où.

Nicolas Sarkozy prétend aujourd’hui qu’avoir accepté la Grèce dans la zone euro fut une erreur. A partir du moment où l’euro avait un but politique et non pas économique la Grèce y avait toute sa place. Il semble que Sarkozy ait l’intention d’arrimer la France à l’Allemagne dans une zone euro débarrassée des pays du Sud. Si cela se confirmait, quelle erreur historique ce serait pour la France ! Elle perdrait dans cette nouvelle zone mark le peu d'industrie qu’il lui reste et subirait la concurrence des pays du sud de l'Europe dotés d'une nouvelle (ancienne) monnaie dévaluée. La France est le seul pays à avoir à la fois une façade maritime conséquente en Méditerranée et une façade au Nord avec la Manche et la mer du Nord. Son nom est germanique, seuls les Grecs qui ont la mémoire longue ont gardé dans leur langue les termes de Gaule et de Gaulois (les colons qui hantent nos banlieues nous appellent également des Gaulois, mais pour des raisons beaucoup moins amicales). Mais notre langue est latine et notre culture beaucoup plus gréco-latine que germanique. Gramsci pensait que la France était plus l'héritière de Rome que l'Italie. Cette digression pour dire qu'en plus des intérêts évidents qu'aurait la France à ne pas s'engluer dans une union monétaire réduite à la Hanse, la présence de la France dans une éventuelle union monétaire des pays latins et de la Grèce serait riche en symbole.

Mon économiste préféré, le brillant Jacques Sapir, envisageait (1) (2) (3) des solutions intermédiaires, comme celle que je je viens d'évoquer, pour préparer une fin de l’euro qui ne soit pas abominable. "Les solutions intermédiaires, par exemple l’établissement d’une monnaie commune avec certains pays dans le cadre d’un système de changes fixes mais révisables et un contrôle des capitaux, sont encore possibles. Mais, pour cela, il nous faut retrouver notre autonomie monétaire et financière. Cela veut dire retrouver notre monnaie, une opération bien moins difficile que l’on veut nous le faire croire."

Si Papandréou avait été patriote, voilà comment il aurait défendu les intérêts de son pays et par la même occasion celui des européens. Lisez cet article récent de Jacques Sapir, cela en vaut la peine : Comment Papandréou aurait pu éviter l'ukase du directoire Merkozie.

De tous les candidats à la présidentielle seuls trois d’entre eux ne se moquent pas du peuple sur cette question. Il s’agit de Jean-Pierre Chevènement, de Marine Le Pen et de Nicolas Dupont-Aignan. Peu de choses les différencie. Ce pourrait être le sujet d’un autre article.

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Jeudi 24 novembre 4 24 /11 /Nov 18:26

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Jeudi 2 juin 4 02 /06 /Juin 12:39

 

Ce salaud a finalement été mis hors d'état de nuire.

Dominique Strauss-Kahn a été inculpé par le parquet de New York pour agression sexuelle, tentative de viol et séquestration quelques heures après avoir été arrêté à l’aéroport de New York.

Domi-nike Le New York Times rapporte que le désormais célébrissime 'DSK' (célèbre surtout pour ses multiples frasques sexuelles maladives envers la gente féminine) a commis un forfait de trop ce 14 mai vers midi dans une chambre d’hôtel de New York. Il a en effet attaqué une femme de ménage africaine, âgée de 32 ans, tentant à plusieurs reprises de l’agresser sexuellement.

Parvenant finalement à s'enfuir, l’employée a pu prévenir les forces de l’ordre.

Une fois sur place, les policiers ont trouvé la chambre déserte. Seuls un téléphone cellulaire et des effets personnels appartenant à l'agresseur, témoignant de son départ précipité, demeuraient dans la chambre.

DSK arrêté à bord de l’avion qui devait le transporter vers Paris a été ensuite placé en garde à vue dans un commissariat de Harlem. Il sera prochainement présenté à un juge.

Le président du FMI n’en était pourtant pas à ses premières frasques sexuelles. Si sa relation extra-conjugale avec une employée du FMI, Piroska Nagy, avait en définitive été médiatisée, beaucoup d’autres avaient pourtant été jusqu'alors curieusement ignorées par la grande presse.

Déjà les 'éléphants' du PS* se réjouissent de cette nouvelle mésaventure malgré ce qu'ils veulent laisser paraître. Bon débarras pensent-ils finalement car DSK devenait réellement trop lourd à supporter ; tant par ses perversités sexuelles récurrentes que par ses ambitions présidentielles véhémentes.

 

* Le Parti Socialiste, qui traine déjà de nombreuses casseroles (comme notamment la présence d'un non moins célèbre pédophile dans ses rangs), n'avait absolument pas besoin d'une nouvelle et humiliante catastrophe à la veille de l'organisation de ses primaires pour le choix de son représentant de 2012.

Publié dans : délinquance
Dimanche 15 mai 7 15 /05 /Mai 14:36

flyavocats01

Publié dans : agenda
Samedi 30 avril 6 30 /04 /Avr 22:00

Cinq morts et 57 blessés jeudi dans un feu qui a ravagé un immeuble de Ménilmontant...

Malgré l’intervention de 300 pompiers le bilan est très lourd, notamment à cause de l’étroitesse des lieux, une petite ruelle où les camions de secours n’ont pas pu rentrer. Cinq personnes ont péri, quatre en se jetant des fenêtres, la dernière a été retrouvée brûlée dans la cage d’escalier. Cinquante-sept personnes ont été blessées dont six grièvement. C’est le pire sinistre qu’ait connu la capitale depuis 2005.

Un immeuble «surpeuplé»

incendie2L’origine de l’incendie n’est pas encore connue mais la piste accidentelle semble privilégiée. «Le feu a pris dans la cage d’escalier. Là, où il y a un boîtier électrique», explique Mohammed, un rescapé du sinistre. «L’immeuble n’était pas vétuste. Ce n’est pas un problème d’insalubrité», précise la maire PS du 20e, Frédérique Calandra.

incendiedunimmeubleToutefois, plusieurs riverains ont confirmé qu’il était «surpeuplé» : «De nombreuses familles d’immigrés africains représentaient beaucoup trop de monde à cet endroit», fait remarquer le gardien de l’immeuble voisin qui se souvient d’un feu au même endroit «il y a un ou deux ans».

Les enquêteurs continuent de recueillir des témoignages de riverains. Le laboratoire central de la préfecture a relevé des indices pour déterminer l’origine du sinistre. Les personnes blessées, la plupart intoxiquées par les fumées, ont été évacuées dans les hôpitaux alentours. «Nous travaillons pour les reloger», assure-t-on à la Ville de Paris.

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Vendredi 15 avril 5 15 /04 /Avr 15:00

 

sarkonabot« Comme il paraît loin le temps de la nuit du Fouquet’s, le temps où "Nico Sarko" s’invitait à l’université du MEDEF, embrassait Laurence Parisot qu’il avait connue sur les bancs de Sciences Po ». Voilà que l’ex-« candidat idéal du patronat » veut que les entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires versent aussi une prime à leurs salariés. Voilà qu’il veut supprimer le bouclier fiscal sans abattre l’ISF. Voilà qu’il veut aussi réduire l’immigration légale !

Nous sommes au cœur des « contradictions liées à la mondialisation » a expliqué Eric Zemmour sur RTL. Les grandes entreprises n’ont nulle envie que le pouvoir français s’engage dans une politique de réduction de l’immigration, serait-elle légale. « Ce flux permanent permet au patronat de ne pas augmenter les salaires. C’est l’ “armée de réserve du capitalisme“ disait Marx ». Et « voir un président de pseudo-droite inventer une "exit taxe" [taxe de sortie] les exaspère ». De là à penser qu’ils « soutiendront discrètement Dominique Strauss Kahn » si celui-ci était candidat, il n’y a qu’un pas qui ne fait pas l’ombre d’un doute dans l’esprit de Zemmour qui conclut : « Le capitalisme était si beau sous la gauche »…

Publié dans : politique
Vendredi 15 avril 5 15 /04 /Avr 14:00

L'adjointe marocaine au maire de Trappes profitait des clandestins.

 

Khadija Aram, mère de l' « humoriste » Sophia Aram, est convoquée le 26 avril devant le tribunal de grande instance de Versailles.

aram-gCette ex-adjointe au maire PS de Trappes (elle a démissionné le 1er mars) est impliquée pour avoir promis à huit immigrés clandestins de leur obtenir des titres de séjour contre de l’argent. Chargée de « l’action républicaine », elle leurs a soutiré 31 500 € de fin 2008 à janvier 2010. Menacée par ces clandestins, qui avaient payé sans jamais recevoir leurs titres de séjour, elle avait tenté de les rembourser en utilisant le chéquier de l'association "Femmes de Trappes et d’ailleurs" dont elle est également la présidente.


Avec une telle mère, Sophia Aram est parfaitement placée pour donner des leçons de civisme comme elle le fait sur les ondes radio.

Publié dans : délinquance
Mardi 12 avril 2 12 /04 /Avr 23:35

Une soixantaine de membres d'un groupuscule ultra-islamiste ont été interpellés place de la Nation, à Paris, ce samedi 9 avril. Ce rassemblement avait été interdit la veille.
 
Les islamistes ont lancé un appel à manifester le samedi 9 avril, contre la loi proscrivant le port du voile intégral, le niqab. Connu en France  pour ses incitations au racisme et surtout à l'antisémitisme au travers des articles publiés sur son site en ligne "Forsane Alizza", ce groupuscule nauséabond rassemble des salafistes* dissimulés à plusieurs endroits en Europe (Angleterre, Belgique et France). Il s'agit d'islamistes ultra-radicaux dont le but avoué est d'imposer la charia (loi divine musulmane) en Europe. Selon la préfecture de police de Paris, le groupuscule entendait rassembler une centaine de personnes. Mais les forces de l'ordre ont préféré interdire la manifestation, craignant des troubles à l'ordre publique.

ultra-islamistes Les islamistes ont cependant bravé l'interdiction et se sont rendus place de la Nation. La police a donc du procéder à l'interpellation d'une soixantaine de membres salafistes, dont une vingtaine de femmes, selon le directeur du cabinet du préfet de police de Paris. Les femmes ayant, selon les islamistes, un statut inférieure, elles étaient obligées de manifester séparément dans l'avenue du Trône (cela étant déjà un progré en terme de liberté puisque, selon la loi musulmane, elles n'ont absolument pas la possibilité de manisfester ni même faire preuve d'une quelconque revendication).

Deux islamistes, déjà fichés par Interpol, devaient rejoindre la petite cohorte. Anjem Choudari, arrivant d'Anglettre, a été arrêté à un péage à Senlis. Un certain Belkacem venait, lui, de Belgique et a été interpellé entre Amiens et Paris. Tous deux, sous le coup d'un arrêté ministériel, ont été expulsés du territoire de France.

Durant leur interpellation, un membre agité de la séditieuse meute des extremo-islamistes a proferé les propos suivants: "La France sera bientôt à nous. Nous sommes déjà 10 millions, bientôt 20, vous verrez. Vous ne pourrez plus nous dire quoi que ce soit. Ce pays sera à nous."



(* secte d'ultra-musulmans)

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Lundi 11 avril 1 11 /04 /Avr 08:00

CNGL

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Jeudi 31 mars 4 31 /03 /Mars 13:00


La guerre est déclarée : les ténors du parti se tirent dans les pattes à la mitrailleuse lourde depuis la bérézina des présidentielles de 2002. Le mouvement est au bord de l'explosion.

Le débat démocratique à l’intérieur du mouvement socialiste, c’est sain, le déballage non-stop sur la place publique du linge sale des multiples courants et sous-courants, c’est tuant.

Personne, en dehors d’une poignée de militants fanatiques à la limite de la zombification, ne comprend plus rien aux querelles qui agitent en permanence le parti à l’épine de rose au poing.
Nul ne se soucie d’un énième congrè au cours duquel les éléphants accoucheront comme d’habitude d’une souris consensuelle que chaque courant s’appliquera à piéger ensuite.Tout le monde en a ras la casquette de l’étalage impudique et formidablement contre-productif des egos hypertrophiés de ces messieurs-dames du bureau national. La pantalonnade continue de se jouer devant un parterre dont les cabots qui se disputent un os sur la scène ne remarquent même pas qu’il est bientôt vide de spectateurs.

W32708 La faute aux média, comme toujours. Lorsqu’ils sont ajustés dans le viseur de la caméra, quand un micro leur est tendu, baronnes et barons du PS se croient soudainement importants pour le peuple alors qu’ils n’en ont que pour la demi-douzaine de journalistes qui feignent de les considérer. A l’autre bout de la chaîne de diffusion, le canapé en face de l’écran est déserté, ses occupants ayant profité de l’intermède des clowns du cirque PS pour aller assouvir quelque besoin naturel.
Allons ! Revenez donc sur terre, les Hamon, les Moscovici, les Dray, les Peillon, les Valls, les Montebourg, qui peinent à exister pour l’électeur moyen, personne de la France profonde ne vous connaît, tous les électeurs se fichet que vous rouliez pour Laurent, Martine, Bertrand ou Ségolène !
Atterris, la Royal ! Tu as eu ta chance, elle est passée. Les Français éliront peut-être un jour une pétroleuse, pas une bigote qui annone péniblement des discours bourrés de lieux communs dont on se demande si elle en partage ne serait-ce que vaguement l’esprit.
Laisse tomber, le François ! Si le parti en est là où il se trouve, au fond du trou, tu n’y es pas pour peu ! Alors, jouer aujourd’hui au rassembleur ! Adouber maintenant Delanoë, c’est pour mieux le couler, non ?
Calme-toi, Bertrand ! La mairie de Paris, c’était déjà inespérée pour un gentil petit marquis comme toi ! Et puis la capitale exige un énorme investissement de celui qui la gère, tu l’as reconnu et revendiqué toi-même. Dans ces conditions, prendre la tête du PS, ne serait-ce pas se ficher de celle du parisien ?
Idem pour toi, Martine ! Lille ne suffit pas, maire et présidente de la Communauté urbaine ne suffit pas, secrétaire national du parti ne suffit pas, pas assez de boulot, sans doute ?

Cela n'interresse personne de savoir que Martine a une haine vicerale contre Ségolène et Manuel ou que Bertrand rêve de lui mettre sa main sur sa face à ce François qui ne fait que déblatérer sur ses petits camarades.

L’électeur socialiste se contrefiche de vos ambitions personnelles, de vos plans de carrière, de vos embrouilles : il exige un programme cohérent, de gauche et pas au centre par défaut, et des individus modestes et dévoués au service de ce programme, pas de prétentieuses têtes d’affiche au seul service d’elles-mêmes. Il en vient même a vouloir au plus vite le retour de Dominique qui mettra tout le monde d'accord en priant à tous de dégager (chacun feind de désirer l'entrée en piste du clown blanc alors qu'on espère secretement que celui-ci demeure sous son grand chapiteau new-yorkais).

Toutefois, puisque vous êtes malheureusement payés pour ça, vous pouvez continuer la représentation sans vous soucier du public, de sorte que dans quatre ans le tribun qui bat les planches du théâtre d’en face sans s’en laisser compter par les figurants qui l’entourent vous raflera vos ultimes clients.

Publié dans : politique
Mercredi 16 mars 3 16 /03 /Mars 08:18

Depuis que les problèmes de santé du président Moubarak sont connus, ses amis préparent sa succession. Sachant qu’il ne parvenait pas à imposer son fils Gamal et que son décès plongerait le pays dans le chaos, Washington et Tel-Aviv ont préparé la relève en sponsorisant une opposition à leur goût. Alors que se lève le vent de la révolution, ils essaient de convaincre Moubarak de se retirer, et de pousser leurs poulains à sa place.

Après plus de trente ans de service pour les Usa (durant lesquels il a accumulé une richesse personnelle estimée à plus de 30 milliards de dollars), le moment est venu pour Moubarak de céder le bâton de commandement : c’est ce qu’il a été décidé à Washington. Car le temps presse. La marée montante du soulèvement civil risque d’emporter non seulement le dictateur mais l’appareil de pouvoir que les USA ont construit en Egypte. Le pseudo-président Obama fait donc pression pour une « transition ordonnée et pacifique » qui, sur la base de « réformes constitutionnelles » guère mieux précisées, efface la figure désormais insoutenable du dictateur, mais laisse intacts les piliers de la domination états-unienne sur le pays, d’importance stratégique pour Washington sur l’échiquier moyen-oriental et africain.

Pour Washington, il est fondamental de maintenir le contrôle de la structure portante des forces armées égyptiennes, que les Etats-Unis ont financées, équipées et entraînées. Les instructions sur les mesures d’urgence ont été données par Robert Gates, le secrétaire d’Etat des USA à la défense, au chef d’état-major égyptien, le général Sami Enan ; celui-ci a été convoqué à la fin du mois de janvier au Pentagone, avec qui il s’est ensuite tenu en contact étroit. La marionette Obama a ainsi fait les louanges des forces armées égyptiennes pour « leur professionnalisme et leur patriotisme », en les indiquant comme garants de la « transition pacifique et ordonnée ».

Selon le plan de Washington, cette transition devrait débuter avec un gouvernement « transitoire » soutenu par les forces armées et si possible chapeautée par Omar Souleiman, vice-président tout récemment nommé, à qui la charge a été confiée le 29 janvier. Un homme fort qui jouit de la plus grande estime à Washington : auparavant directeur des services secrets militaires, chef des services secrets égyptiens depuis 1993, il a organisé avec la CIA l’enlèvement d’Abou Omar en 2003 à Milan, et son transfert en Egypte. Plusieurs autres personnes, suspectées comme terroristes, ont été transferées discretement en Egypte, dans le cadre du programme « Rendition » de la CIA, et y ont été torturées par les agents de Souleiman. Un des prisonniers fut contraint sous la torture de révéler une connexion (inexistante) entre Saddam Hussein et l'imaginaire Al Qaeda, argument utilisé par Washington pour justifier l’invasion de l’Irak en 2003. Avec Souleiman comme garant de la transition « démocratique », le nouveau visage pour la présidence pourrait être l’actuel secrétaire de la Ligue arabe, Amre Moussa, ex-ministre des affaires étrangères de Moubarak en 1991-2001.

La structure militaire constitue le principal instrument de l’influence états-unienne en Egypte. Mais ce n’est pas le seul. Depuis plusieurs années, tout en continuant à appuyer Moubarak, Washington appuie aussi une partie de ses opposants dans la société civile. Les principaux instruments de cette opération sont la National Endowment for Democracy (NED) et la Freedom House, deux organisations « non-gouvernementales » engagées dans l’ « expansion de la démocratie et de la liberté dans le monde entier ». Celles-ci sont en réalité des émanations du Département d’Etat, du Pentagone et de la CIA, qui les financent et en pilotent l’activité dans les zones critiques pour les intérêts états-uniens. La NED, qui finance chaque année plus de 1000 projets d’organisations non-gouvernementales dans plus de 90 pays, soutient économiquement en Egypte 33 organisations non-gouvernementales : elle fournit à chacune d’elles chaque année des financements de l’ordre de dizaines ou centaines de milliers de dollars.

Des groupes d’opposants à Moubarak (généralement composés de jeunes intellectuels et professions libérales) ont été invités, par l’intermédiaire de la Freedom House, aux Etats-Unis où ils ont fréquenté des cours bimestriels de « défense de la démocratie ». Ils ont aussi été reçus officiellement au Département d’Etat : en mai 2008 par Condoleeza Rice, en mai 2009 par Hillary Clinton. Lors de la rencontre, la secrétaire d’Etat a déclaré que « c’est l’intérêt de l’Egypte d’aller vers la démocratie et de montrer plus de respect pour le droits humains ». Comme si les Etats-Unis, qui ont construit et financé l’appareil répressif de Moubarak, n’avaient rien à voir avec la violation des droits humains en Egypte.

Washington est donc en train d’élever une nouvelle classe dirigeante égyptienne, destinée à donner un visage « démocratique » à un pays où le pouvoir continue à prendre appui sur les forces armées et dans lequel, surtout, l’influence états-unienne demeure dominante. Il reste cependant à vaincre la résistance de la vieille classe dirigeante qui s’était formée autour de Moubarak - officiers de l’armée, agents des services secrets, managers de l‘industrie de guerre, entrepreneurs - qui craint de perdre les privilèges qu’elle a acquis ou de devoir les partager. Il y a surtout le soulèvement civil qui n'est pas facile à mettre sur les rails de la « transition ordonnée et pacifique ».


Publié dans : information
Mercredi 9 février 3 09 /02 /Fév 09:20

Par Mabrouck Rachedi


Pour eux, ce sont des visages morts en couverture de romans. Je suis vivant, relativement jeune et je m'appelle Mabrouck Rachedi, fils d'Algériens.

Je ne corresponds pas à l'image d'Epinal. De Victor Hugo, je n'ai que la barbe. Et comme lui, je suis persuadé qu'« après la philosophie, il faut l'action ».

L'action, c'est la farouche envie de transmettre. A Boussy, à Champigny, à Vigneux, à Evry, à Laval, à Bezons, à Chambéry, à Perpignan, à Tourcoing, à Mouscron, à Hong Kong, à New York, etc. En banlieue parisienne ou en province, dans des quartiers populaires ou des quartiers plus chics, dans des prisons ou dans des centres pour travailleurs pour handicapés, au Sénat ou à Sciences-Po, en France ou à l'étranger, j'ai essayé de porter la culture comme vecteur d'épanouissement et de socialisation.
« Ta mère », « ta race » : une terreur m'a fait rire

Mon premier atelier d'écriture commence à 14h30. Il est 11h30 quand je pose le premier pas dans cette ancienne école communale dont on distingue les deux extensions ajoutées pour recueillir les 400 collégiens.

J'attends dans le CDI, observatoire idéal des mœurs d'une classe de troisième en pleine préparation d'un exposé sur la Deuxième Guerre mondiale.

Ça chahute, ça s'insulte mais pas plus que dans mon collège d'enfance où les gaz lacrymogènes et les boules puantes s'invitaient plus souvent qu'à leur tour dans les salles.

Chaque fois que je m'approche d'un groupe, les « ta mère » et les « ta race » se chuchotent et se taisent. Un élève s'amuse à reprendre ses camarades en parodiant un langage châtié à l'extrême. Il paraît que c'est une terreur. Moi, il me fait rire.
Des élèves illettrés en sixième… parce qu'ils ont 12 ans

A la cantine, les problèmes de l'Education nationale ressurgissent entre fromage et dessert. On parle des primo-arrivants du collège voisin de Beurnonville, dont certains n'ont jamais touché un stylo et qui sont intégrés selon leur classe d'âge et non leur niveau scolaire. Ainsi, des élèves illettrés de 12 ans intègrent une sixième en dépit du bon sens.

Mais au moins, ils sont encadrés par du personnel formé. A la rentrée, ils seront dispatchés dans tous les collèges de la ville, sans l'encadrement adéquat.

« On n'est pas formés pour », dit une enseignante résignée. « Et l'année prochaine, un autre poste de prof va être supprimé, comme l'année dernière », ajoute un professeur qui enseigne la bagatelle de quatre matières.
Un écrivain primé, oui, mais vu à la télé !

14h30, l'atelier commence. Je me présente face à la classe de quatrième 1. Je décris mon parcours personnel et parle de mes  livres. A peine ai-je fini et les premiers bras se lèvent.

    * Comment écrit-on un livre ?
    * En combien de temps ?
    * Est-ce que je gagne bien ma vie ?
    * Etais-je bon élève quand j'avais leur âge ?
    * Est-ce que les écrivains sont tous fous ?

Les questions fusent dans tous les sens, preuve de la fascination des jeunes pour l'écriture, malgré tout ce que disent les pessimistes.

Ils s'étonnent : j'ai été sélectionné dans des prestigieux programmes d'écriture aux Etats-Unis, à New York et en Chine, j'ai été traduit en italien, en arabe et en japonais, j'ai été sélectionné aux deux seuls festivals du premier roman en France à Laval et à Chambéry…

Mais ce qui les impressionne le plus, c'est qu'on a vu ma tête dans les journaux et à la télé et entendu ma voix à la radio. Vive la société du spectacle.

Je n'ai pas le loisir d'entrer dans le vif du sujet que la sonnerie retentit déjà. L'heure est passée trop vite. Je vais d'une classe à l'autre en entendant maugréer dans le couloir : « C'est pas juste, pourquoi eux ils ont droit à un écrivain et pas nous ? » Sourire.
Une incivilité ? C'est « se moquer », « critiquer »

La seconde classe est totalement différente. La quatrième 14 m'avait été présentée comme calme et, en effet, les questions se font plus rares. Nous abordons de but en blanc les incivilités.

Je reprends deux élèves en train de pouffer sans raison. Un comportement incivil par excellence. La notion est floue. Nous essayons de la cerner par l'exemple.

    * « C'est quand quelqu'un rigole sur moi », lance une élève.
    * « C'est quand on parle sur moi », enchérit un autre.

Rigoler sur ? Parler sur ? N'y a-t-il pas d'autres façons plus correctes de formuler cela ? Un grand blanc puis on tâtonne et on finit par s'entendre pour “ se moquer ” et “ critiquer ”.

On travaille sur des expressions courantes des jeunes quand l'un s'exclame que son voisin est un mytho. Qu'est-ce qu'un mythomane ? Les mots sont hésitants. Les expressions sont entrées dans le langage courant, on a perdu leur sens premier. Pareil pour triso (pour trisomique), autiste, “wesh” bâtard, “renoi”…

Le brainstorming bat son plein quand nous sommes à nouveau rattrapés par la sonnerie. Les élèves qui gloussaient en début de classe viennent au bureau pour présenter leurs excuses.

    “ On ne rigolait pas sur vous… euh, on ne se moquait pas de vous, monsieur. ”

Je sens qu'on va arriver à faire de grandes choses. Vivement la semaine prochaine pour le nouvel atelier.

Publié dans : billet
Mardi 8 février 2 08 /02 /Fév 16:00

Dans le cadre des conférences « Enjeux et Perspectives » organisées par la Grande Loge de France autour du thème « Quelle éthique pour quelle cité ? », une conférence publique, sur le sujet « Existe-t-il une nouvelle fronde contre l’universalité des Droits de l’Homme ?», a été présentée par Caroline Fourest. Connue pour son engagement pour la laïcité et contre les intégrismes, elle défend le modèle laïque républicain, le plus à même de garantir l’égalité des droits pour tous.

Cette conférence aura permis de démontrer la volonté des islamistes à agir dans le but de bafouer la laïcité et les valeurs républicaines dans des affaires désormais célèbres : horaires réservées aux femmes musulmanes dans les piscines municipales, refus des dernières volontés d’apostats de l’islam voulant être incinérés, soutien à la création d'écoles coraniques à l’intérieur des mosquées, etc ...

Caroline Fourest a rappeler en effet comment, par leurs revendications de plus en plus acerbes les islamistes tentent d'obtenir, par degré, des privilèges qui vont à l'encontre du droit républicain et de la liberté de nos cultures occientales.

La liberté est en danger !

Qui peut nier que le principe essentiel de l’islam ("soumission"), religion de la haine dont la pratique est fondée sur des obligations historiquement et humainement grotesques, sur des interdits discriminateurs et absurdes cache en réalité un totalitarisme liberticide ?


fourest"Il faut défendre l’idée que tous les individus ont des droits fondamentaux non négociables ni aliénables en fonction de la culture ou de la religion. C’est une idée toute simple gravée dans le marbre de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Aujourd’hui, au nom du multiculturalisme, on a tendance à tenir compte des spécificités culturelles et religieuses pour opérer une sorte de relativisme au niveau des droits."

"L’universalisme a trop longtemps été un prétexte à maintenir une vision fermée et normative de la République, on a voulu l’ouvrir aux demandes des minorités.

Une minorité intégriste instrumentalise cette bonne volonté pour faire reculer — et non plus avancer — l’égalité.

Aujourd’hui des groupes religieux intolérants, sexistes et homophobes, profitent de cette ouverture d’esprit pour la retourner contre elle-même."

"Ce n’est pas de l’antiracisme, c’est tout le contraire. Tolérer l’intégrisme au nom du multiculturalisme, c’est le meilleur moyen de nourrir la tentation de ceux qui chercheront une alternative non plus dans l’idéal universaliste mais dans le rejet, le racisme ou la xénophobie." [1]

 

Nos élus eux-mêmes jouent le jeu de l'islamisme et sont les complices de cette dictature sournoise : le maire de Paris laisse bloquer les rues avec des barrières pour que des centaines d'islamistes prient à même la route.

Les élus cèdent au communautarisme et à l’intégrisme. C’est le cas lorsque certaines villes de France acceptent que des groupes religieux puissent dresser des barrières et bloquer la circulation : pour la sortie d’une école religieuse ou pour prier en plein air. Pas toujours par manque de place. A Saint-Denis, par exemple, les militants de l’association Tawhid prient en pleine rue, alors que leur local permet d’accueillir les fidèles à l’intérieur. On imagine l’exaspération des habitants qui vivent autour. Surtout lorsqu’ils sont d’origine algérienne et repèrent ce manège prosélyte.

En Algérie aussi, les militants du Front islamique du salut (FIS) marquaient leur territoire en priant dans la rue… Ce n’est pas si loin. La mosquée qui annexe la rue Myrha, dans le 18e arrondissement de Paris, a justement été dirigée par l’un des cofondateurs du FIS. En 1995, il sera assassiné devant sa mosquée. On soupçonne le Groupe islamique armé d’avoir voulu lui faire payer sa volonté de négocier avec le pouvoir algérien.

Depuis, son successeur a trouvé un arrangement avec le commissariat de son quartier, qui tolère la prière en plein air. L’accommodement devait être provisoire. Il dure depuis dix-sept ans. Sans qu’aucun préfet s’y oppose. Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement de Paris, ne voit pas le problème. Il a demandé que l’on interdise autrefois un apéro saucisson, mais assume ne pas demander au préfet de police d’interdire physiquement ces prières dans la rue. Le temps que la Mairie de Paris inaugure un Institut des cultures d’Islam : 4 000 mètres carrés. But non avoué ? Offrir une immense salle de prière. Ce qui est censé tout résoudre, mais contourne la loi de 1905. Le maire du 18e y voit la preuve d’une « laïcité positive », la même que celle souhaitée par Nicolas Sarkozy.

Le pire, c’est que ces arrangements avec la loi de 1905 ne vont rien résoudre. Il existe déjà 75 mosquées à Paris, dont certaines sont loin d’être bondées. La Mosquée de Paris s’est dite prête à accueillir les fidèles de la rue Myrha. Mais, allez savoir pourquoi, ses fidèles préfèrent prier en plein air à la Goutte-d’Or… bien qu’ils ne soient pas tous du quartier. Qui pourra les obliger à prier dans la salle construite par la République ? Que fera la mairie lorsque des prêches douteux résonneront dans ces murs ? Que dira-t-elle aux contribuables si les prières reprennent dans la rue, malgré les millions injectés dans l’Institut des cultures d’Islam ? [2]

 

L’Islam pose un problème au monde occidental.

Doit-on s'en étonner ? Quand, d’un côté, nous avons un relativisme qui ferme les yeux sur des dérives communautaristes et intégristes sous prétexte de tolérance à géométrie variable qui cache un complexe d’auto-culpabilité et, de l’autre, un traitement médiatique (et politique) caricatural, simpliste et ignorant, ceux qui en tirent les bénéfices sont logiquement les sectaires et les intégristes.

Quoi ? Le mot « occupation » est-il si grave quand des rues sont bel et bien bloquées par des séances de prière ?

Beaucoup sont choqués par cette entorse visible à la loi de 1905 et se demandent si les islamistes n’en font pas trop…

Il s’ouvre en effet dans ce pays une salle de prière évangélique ou musulmane par semaine. Certains lieux de culte sont vides mais d’autres, souvent radicaux, attirent les foules. Ils n’ont pas plus à bénéficier du droit de déborder sur la rue qu’une association d’aérobic dont le prof serait très recherché… Pourtant, ni les maires ni les préfets n’osent faire respecter la loi. [3]

 

La laïcité est le socle des valeurs de la République.

La loi sur les cultes, enfant de la laïcité, est une grande loi de paix et de liberté, qui protège toutes les religions, et n’en défavorise aucune. Si la loi de 1905 a été instituée pour soumettre la toute puissance de l’église catholique à la fin du 19ème siècle, l’Eglise aujourd’hui s’en satisfait, et comme la Synagogue n’en voit que les bienfaits. La Laïcité est le plus solide pilier, qui permet la tolérance entre les religions, la neutralité de l’Etat, la liberté de penser des citoyens.

 

[1] Franc-maçonnerie magazine n°4 05.05.10

[2] extraits, 'Le Monde' 18 juin 2010

[3] extraits, 'Le Monde' 18 décembre 2010

Publié dans : société
Lundi 7 février 1 07 /02 /Fév 09:02

La mise en image de la situation actuelle en Egypte par les media atlantistes assimile l’insurrection populaire à une guerre civile et érige l’armée en arbitre. C’est évidemment faux. Le régime du président Moubarak et son armée sont les produits de la politique des Etats-Unis dans la région et de leur soutien inconditionnel à Israël.

L’image des chars d’assaut qui surveillent les centres névralgiques du Caire, entourés par la marée de manifestants, est emblématique. Ce sont des M1A1 Abrams, des tanks états-uniens de dernière génération, qui sont fabriqués en Egypte sur la base d’un accord de coproduction. Ils symbolisent à quel point les Etats-Unis se sont engagés dans la construction des forces armées égyptiennes et l’ampleur de la confiance qu’ils ont accordée au régime de Moubarak. En trente ans, Washington lui a fourni des aides militaires pour une valeur d’environ 60 milliards de dollars, selon les chiffres officiels, à quoi se sont ajoutés d’autres financements discrets.

Actuellement le régime de Moubarak reçoit des USA environ 2 milliards de dollars annuels, se plaçant ainsi parmi les principaux bénéficiaires après Israël. La majeure partie de cette somme est dépensée dans l’achat d’armes états-uniennes. Comme leur valeur dépasse la disponibilité financière du gouvernement égyptien, celui-ci a accumulé une dette envers les Etats-Unis. Mais Washington a été généreux : en 1990, pour récompenser l’Egypte de sa participation à l’imminente guerre contre l’Irak, il lui a accordé une remise de dette militaire de 7 milliards de dollars. Dix ans après, il lui a concédé un crédit extraordinaire de 3,2 milliards de dollars pour la modernisation des forces armées : celles-ci ont ainsi pu acquérir 24 chasseurs-bombardiers F-16 de dernière génération, 3 batteries de missiles Patriot et d’autres systèmes d’armes avancés. Le Pentagone a en outre fourni aux forces armées égyptiennes des armes qu’il a en excédent, ou qui sont remplacées par d’autres de nouvelle génération, pour une valeur annuelle de centaines de millions de dollars. En même temps il a entraîné des officiers et des soldats égyptiens, surtout des forces spéciales, en organisant tous les deux ans l’opération Bright Star, une grande manœuvre qui se déroule en Egypte avec la participation d’environ 25 000 militaires états-uniens.

De façon significative, dans les commandements établis par le Pentagone à l’échelle mondiale, l’Egypte de Moubarak n’entre pas dans le Commandement Afrique (AfriCom), mais a été détaché du continent pour être annexé au Commandement Central (CentCom), dont l’aire de responsabilité couvre le Proche-Orient pétrolier. L’Egypte, explique le CentCom, « joue un rôle clé dans l’exercice d’une influence stabilisatrice au Proche-Orient », en particulier pour « faire face à l’instabilité croissante de Gaza ». Le CentCom continue donc à opérer en contact étroit avec les forces égyptiennes pour « bloquer les envois illicites d’armes aux ultra-islamistes à Gaza, et pour empêcher que l’instabilité de Gaza ne se propage en Egypte et au-delà ». Le gouvernement égyptien, de fait, doit « faire face à une menace extrémiste interne ». L’aide extérieure états-unienne est donc « fondamentale pour renforcer le gouvernement égyptien ».

Dans ce tableau, le thème de la dernière manœuvre Bright Star est significatif : « Des opérations militaires en terrain urbain ». Dans la manœuvre, conduite en octobre 2009 sous la direction du Pentagone et avec la participation de forces spéciales états-uniennes, des forces égyptiennes ont été entraînées à combattre une guerre non pas dans le désert mais à l’intérieur d’une grande métropole. La Bright Star s’est déroulée dans la Moubarak Military City, un camp militaire construit exceptionnellement pour cette manœuvre, à quoi on a donné évidemment le nom du dictateur.

Tout est prévu, donc, pour affronter la « menace extrémiste intérieure ». Sauf le fait que celle-ci a pris les dimensions d’une insurrection civile. Ecxepté le fait qu’on ne sait pas comment vont se comporter les militaires, en grande partie conscrits, qui à bord des chars d’assaut états-uniens made in Egypt, devraient assurer que l’Egypte, une fois Moubarak déchu, reste dans la sphère d’influence états-unienne.

Publié dans : information
Samedi 5 février 6 05 /02 /Fév 13:09

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