République et charia

Publié le par ACROPOLE

Dans le cadre des conférences « Enjeux et Perspectives » organisées par la Grande Loge de France autour du thème « Quelle éthique pour quelle cité ? », une conférence publique, sur le sujet « Existe-t-il une nouvelle fronde contre l’universalité des Droits de l’Homme ?», a été présentée par Caroline Fourest. Connue pour son engagement pour la laïcité et contre les intégrismes, elle défend le modèle laïque républicain, le plus à même de garantir l’égalité des droits pour tous.

Cette conférence aura permis de démontrer la volonté des islamistes à agir dans le but de bafouer la laïcité et les valeurs républicaines dans des affaires désormais célèbres : horaires réservées aux femmes musulmanes dans les piscines municipales, refus des dernières volontés d’apostats de l’islam voulant être incinérés, soutien à la création d'écoles coraniques à l’intérieur des mosquées, etc ...

Caroline Fourest a rappeler en effet comment, par leurs revendications de plus en plus acerbes les islamistes tentent d'obtenir, par degré, des privilèges qui vont à l'encontre du droit républicain et de la liberté de nos cultures occientales.

La liberté est en danger !

Qui peut nier que le principe essentiel de l’islam ("soumission"), religion de la haine dont la pratique est fondée sur des obligations historiquement et humainement grotesques, sur des interdits discriminateurs et absurdes cache en réalité un totalitarisme liberticide ?


fourest"Il faut défendre l’idée que tous les individus ont des droits fondamentaux non négociables ni aliénables en fonction de la culture ou de la religion. C’est une idée toute simple gravée dans le marbre de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Aujourd’hui, au nom du multiculturalisme, on a tendance à tenir compte des spécificités culturelles et religieuses pour opérer une sorte de relativisme au niveau des droits."

"L’universalisme a trop longtemps été un prétexte à maintenir une vision fermée et normative de la République, on a voulu l’ouvrir aux demandes des minorités.

Une minorité intégriste instrumentalise cette bonne volonté pour faire reculer — et non plus avancer — l’égalité.

Aujourd’hui des groupes religieux intolérants, sexistes et homophobes, profitent de cette ouverture d’esprit pour la retourner contre elle-même."

"Ce n’est pas de l’antiracisme, c’est tout le contraire. Tolérer l’intégrisme au nom du multiculturalisme, c’est le meilleur moyen de nourrir la tentation de ceux qui chercheront une alternative non plus dans l’idéal universaliste mais dans le rejet, le racisme ou la xénophobie." [1]

 

Nos élus eux-mêmes jouent le jeu de l'islamisme et sont les complices de cette dictature sournoise : le maire de Paris laisse bloquer les rues avec des barrières pour que des centaines d'islamistes prient à même la route.

Les élus cèdent au communautarisme et à l’intégrisme. C’est le cas lorsque certaines villes de France acceptent que des groupes religieux puissent dresser des barrières et bloquer la circulation : pour la sortie d’une école religieuse ou pour prier en plein air. Pas toujours par manque de place. A Saint-Denis, par exemple, les militants de l’association Tawhid prient en pleine rue, alors que leur local permet d’accueillir les fidèles à l’intérieur. On imagine l’exaspération des habitants qui vivent autour. Surtout lorsqu’ils sont d’origine algérienne et repèrent ce manège prosélyte.

En Algérie aussi, les militants du Front islamique du salut (FIS) marquaient leur territoire en priant dans la rue… Ce n’est pas si loin. La mosquée qui annexe la rue Myrha, dans le 18e arrondissement de Paris, a justement été dirigée par l’un des cofondateurs du FIS. En 1995, il sera assassiné devant sa mosquée. On soupçonne le Groupe islamique armé d’avoir voulu lui faire payer sa volonté de négocier avec le pouvoir algérien.

Depuis, son successeur a trouvé un arrangement avec le commissariat de son quartier, qui tolère la prière en plein air. L’accommodement devait être provisoire. Il dure depuis dix-sept ans. Sans qu’aucun préfet s’y oppose. Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement de Paris, ne voit pas le problème. Il a demandé que l’on interdise autrefois un apéro saucisson, mais assume ne pas demander au préfet de police d’interdire physiquement ces prières dans la rue. Le temps que la Mairie de Paris inaugure un Institut des cultures d’Islam : 4 000 mètres carrés. But non avoué ? Offrir une immense salle de prière. Ce qui est censé tout résoudre, mais contourne la loi de 1905. Le maire du 18e y voit la preuve d’une « laïcité positive », la même que celle souhaitée par Nicolas Sarkozy.

Le pire, c’est que ces arrangements avec la loi de 1905 ne vont rien résoudre. Il existe déjà 75 mosquées à Paris, dont certaines sont loin d’être bondées. La Mosquée de Paris s’est dite prête à accueillir les fidèles de la rue Myrha. Mais, allez savoir pourquoi, ses fidèles préfèrent prier en plein air à la Goutte-d’Or… bien qu’ils ne soient pas tous du quartier. Qui pourra les obliger à prier dans la salle construite par la République ? Que fera la mairie lorsque des prêches douteux résonneront dans ces murs ? Que dira-t-elle aux contribuables si les prières reprennent dans la rue, malgré les millions injectés dans l’Institut des cultures d’Islam ? [2]

 

L’Islam pose un problème au monde occidental.

Doit-on s'en étonner ? Quand, d’un côté, nous avons un relativisme qui ferme les yeux sur des dérives communautaristes et intégristes sous prétexte de tolérance à géométrie variable qui cache un complexe d’auto-culpabilité et, de l’autre, un traitement médiatique (et politique) caricatural, simpliste et ignorant, ceux qui en tirent les bénéfices sont logiquement les sectaires et les intégristes.

Quoi ? Le mot « occupation » est-il si grave quand des rues sont bel et bien bloquées par des séances de prière ?

Beaucoup sont choqués par cette entorse visible à la loi de 1905 et se demandent si les islamistes n’en font pas trop…

Il s’ouvre en effet dans ce pays une salle de prière évangélique ou musulmane par semaine. Certains lieux de culte sont vides mais d’autres, souvent radicaux, attirent les foules. Ils n’ont pas plus à bénéficier du droit de déborder sur la rue qu’une association d’aérobic dont le prof serait très recherché… Pourtant, ni les maires ni les préfets n’osent faire respecter la loi. [3]

 

La laïcité est le socle des valeurs de la République.

La loi sur les cultes, enfant de la laïcité, est une grande loi de paix et de liberté, qui protège toutes les religions, et n’en défavorise aucune. Si la loi de 1905 a été instituée pour soumettre la toute puissance de l’église catholique à la fin du 19ème siècle, l’Eglise aujourd’hui s’en satisfait, et comme la Synagogue n’en voit que les bienfaits. La Laïcité est le plus solide pilier, qui permet la tolérance entre les religions, la neutralité de l’Etat, la liberté de penser des citoyens.

 

[1] Franc-maçonnerie magazine n°4 05.05.10

[2] extraits, 'Le Monde' 18 juin 2010

[3] extraits, 'Le Monde' 18 décembre 2010

Publié dans société

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