Sarko finaud

Publié le par ACROPOLE

Sarkozy fait payer les ministères pour épargner le budget de l'Elysée

Trente millions sous Chirac, 100 millions sous Sarkozy en 2008, 114 millions aujourd'hui. Pour reprendre l'expression du député René Dosière, le budget de l'Elysée « ne connaît pas la crise ».

En constante hausse, battant les records des pays occidentaux, l'enveloppe que s'attribue le président de la 'ripoublique' paraît en totale contradiction avec une politique qui appelle les français aux sacrifices. Et encore, une grande partie des dépenses est dissimulée.

L'avion, La Lanterne, les sondages…

Comment mener grand train sans laisser s'inscrire durablement dans l'opinion l'image d'un chef d'état nageant dans le bling-bling grâce aux deniers publics tout en imposant aux français des économies drastiques ? Simplement en faisant payer les autres. S'il existe un domaine où le président consent à déléguer, c'est celui-là.

  • Le nouvel avion présidentiel, 176 millions d'euros, est ainsi financé par le ministère de la Défense et ne viendra donc pas grossir le budget élyséen déjà pharamineux.
  • Les travaux effectués au pavillon de La Lanterne, la résidence secondaire du premier ministre que le président a annexée dès 2007, sont eux pris en charge par le budget de Matignon.
  • Les sondages, si nombreux et si coûteux qu'ils avaient valu au président les réprimandes de la cour des comptes ? L'ardoise est, elle aussi, désormais en grande partie payée par le serviable François Fillon.

Ces postes budgétaires lourds et importants qui, une fois dégagés de l'ardoise élyséenne, permettent au président de maintenir, à l'heure des économies, un budget sans hausse excessive.

Le député Jean Launay parle d'un « retour de la tentation d'externaliser un certain nombre de ses dépenses, ce qui permet à la présidence de la République d'afficher une demande de dotation stable ».

Quel est aujourd'hui le budget réel de l'Elysée ?

Ce budget en trompe-l'œil montre la limite de cette transparence voulue et revendiquée par le président. Si, dans un premier temps, cette dernière avait engendré une utilisation décomplexée de l'argent public, elle entraîne désormais, la crise aidant, un ensemble de subterfuges pour éviter d'alourdir l'ardoise.

Il est plus que fondamental pour l'image du président d'apparaître en responsable soucieux des deniers publics. Ce que, au regard des hausses réelles et constantes de son propre budget, il n'est pas.

Cette fameuse transparence apparue comme un progrès et une compensation majeure à la hausse excessive du budget de l'Elysée est en fait un simple effet d'annonce, un gadget de communication qui n'a ni effet ni conséquence et nous ramène à l'ère de l'opacité quand, sous Chirac, on tentait vainement d'évaluer les dépenses de la présidence.

Quel est aujourd'hui le budget réel de l'Elysée, avion, sondages, travaux et personnels compris ? 150, 200 millions ? Bien plus, en tout cas, que les 114 millions annoncés.

Publié dans délinquance

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