Projet d'avenir

Publié le par ACROPOLE

La secrétaire nationale de l'UMP chargée de la santé souhaite que la «circoncision rituelle» des enfants musulmans soit prise en charge par l'assurance maladie.
"Voici, dans son intégralité, car on n'en croit pas ses yeux, le texte d'une question écrite de Madame le député Valérie Boyer au ministère de la Santé. [...] Valérie Boyer n'est pas un député lambda. Elle est secrétaire nationale de l'UMP chargée de la santé. Elle exprime donc la position officielle du parti de Nicolas Sarkozy. Or elle souhaite que la «circoncision rituelle» des enfants musulmans soit prise en charge par l'assurance maladie. Mais comme elle ne peut pas le demander ainsi, à cause de la «laïcité», elle demande que l'on propose, à la naissance d'un enfant mâle, un «contrat d'assurance circoncision» (sic), avec une «participation limitée» de l'assurance maladie. Etant très fortement sous-entendu que la «participation limitée» pourrait ensuite discrètement devenir un pur et simple financement, puisque ce serait rendre justice aux musulmans qui doivent faire circoncire leurs enfants et n'en ont souvent pas les moyens… Pour faire «laïque», Valérie Boyer propose que le «groupe de réflexion» qui s'attellerait à ce projet intègre les «associations d'usager». Les usagers de la circoncision… [...]

Valérie Boyer, et derrière elle l'UMP, ne prend pas en compte le fait qu'une telle mesure serait une introduction de la tradition musulmane dans le droit français, et serait évidemment, et à juste titre, considérée comme une avancée par ceux qui veulent voir établir la charia en France. Mais il est vrai que les maires UMP sont parmi ceux qui donnent des terrains et financent les grandes mosquées, terrains qui deviennent territoires de l'oumma…"

En clair.... l 'UMP veut faire rembourser la circoncision.


Question N° : 30856

de Mme Boyer Valérie ( Union pour un Mouvement Populaire - Bouches-du-Rhône )

QE

Ministère interrogé :

Santé, jeunesse, sports et vie associative

Ministère attributaire :

Santé et sports


Question publiée au JO le : 16/09/2008 page : 7951


Date de changement d'attribution : 12/01/2009

Rubrique :

santé

Tête d'analyse :

prise en charge

Analyse :

circoncision

Texte de la QUESTION :

Mme Valérie Boyer attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur le cadre juridique de la circoncision pratiquée dans les règles de l'art par un chirurgien. Lorsque son indication est posée pour des raisons médicales (diagnostic phimosis), la circoncision est prise en charge par l'assurance maladie et fait l'objet d'une codification CCAM sous le titre posthectomie code JHFA009. Lorsque son indication est rituelle (signe d'appartenance religieuse pour les juifs et musulmans), la circoncision n'est pas prise en charge par l'assurance maladie puisqu'elle n'est dictée par aucune considération médicale. Elle revient entre 500 et 1000 euros à la famille qui la sollicite pour son enfant. Compte tenu de cet état de fait, nombre de circoncisions rituelles sont effectuées sous couvert d'une indication médicale car les familles ont tendance à beaucoup insister auprès du médecin voire même à ne pas décalotter l'enfant pour qu'il développe un vrai phimosis impliquant la prise en charge par l'assurance maladie. Le moindre coût financier de l'acte et la garantie qu'il soit effectué dans les règles de l'art, donc sans risque de complication en comparaison avec les méthodes artisanales, constituent les principaux arguments qui conduisent à ces détournements et aux fraudes à l'assurance maladie. Car la pratique ancestrale de la circoncision implique un taux important de complications (hémorragies, surinfections, plaies et mutilations du gland) nécessairement prises en charge par la sécurité sociale et générant un surcoût pour l'assurance maladie. L'évolution démographique et sociologique de notre pays pose la question de la place de cet acte chirurgical en termes de santé publique, de coût pour l'assurance maladie et de laïcité. En effet, en 2006, lors du congrès annuel de l'association française des urologues, un médecin de la CNAM avait évalué à 9 millions d'euros par an la couverture de cet acte pour l'ensemble du pays. Entre la prise en charge complète par l'assurance maladie ou par les familles de cet acte, une troisième voie serait envisageable impliquant la création d'un contrat d'assurance circoncision proposé à la naissance des enfants mâles et destiné à prendre en charge les frais de réalisation de l'acte chirurgical. Il pourrait être, en outre, envisagé sous certaines conditions préservant le principe de laïcité, une participation limitée de l'assurance maladie. Elle la remercie de lui faire connaître son avis sur le sujet et sur la possibilité de mettre en place un groupe de réflexion intégrant les différents partenaires (assurance maladie, professionnels de santé, associations d'usagers) afin d'élaborer un protocole clair et applicable à tous qui préserve la neutralité et l'égalité républicaine.

Texte de la REPONSE :

Bref ... Ce sont encore les contribuables qui payent pour la religion ……



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Publié dans politique

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