Un cadeau empoisonné

Publié le par ACROPOLE

Révélations accablantes contre Julien Dray

On le connaissait collectionneur de montres. Depuis l'enquête en cours sur son train de vie, le député de l'Essonne collectionne aussi les soupçons. Dans son édition du mercredi 20 mai 2009, Le Point révèle le dernier épisode d'une enquête à tiroirs : en mars 2008, l'élu socialiste avait acheté une montre de collection dans une bijouterie de Milan avec des fonds provenant de son comité de soutien.
La brigade financière a retrouvé la trace de cette dépense compromettante auprès du vendeur italien, chez lequel Julien Dray a ses habitudes. Ce dernier avait en effet payé son achat, d'un montant de 7000 euros, avec un chèque tiré sur le compte de l'Association pour la 10e circonscription de l'Essonne, structure chargée de l'entretien de sa permanence électorale, à Sainte-Geneviève-des-Bois. La montre, un modèle de collection Rolex pour homme, fut offerte à sa suppléante, Fatima Ogbi. Interrogée le 15 mai en qualité de témoin, celle-ci a avoué aux policiers. Trois personnes proches de l'élu ont été placées en garde à vue mardi et Julien Dray a du reconnaitre l'achat de cette montre avec les fonds de l'association.

Mis en cause à la fin de l'année dernière dans un rapport de Tracfin (le service antiblanchiment du ministère des Finances) pour une série de mouvements de fonds suspects, l'ancien porte-parole du PS est déjà apparu comme le bénéficiaire de chèques établis auprès d'un commerçant d'Antibes par des clients, et que celui-ci lui avait remis afin de contribuer au financement de ses activités politiques. L'enquête de la brigade financière porte aussi sur une série de prêts consentis à Julien Dray par certains de ses proches, parmi lesquels le négociant Gérard Gerbi, patron des magasins Gérard Darel, et l'homme d'affaires Pierre Bergé.


source : Le Point
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Publié dans délinquance

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