Algérie : amende et prison pour non respect du ramadan
Un algérien a écopé de deux ans de prison ferme et devra payer une amende de 100 000 dinars (environ €1000) pour n’avoir pas jeûné fin août durant le ramadan. Bouchouta Fares a été condamné pour « atteinte aux préceptes de l’islam ». La victime de cette mesure islamique a été arretée cet été lors d’une descente de police, à la recherche d’un groupe de non-jeûneurs surpris en train de déjeuner.
Début octobre, deux chrétiens non jeûneurs avaient été relaxés à Ain el Hammam dans l’est algérien alors que le procureur avait requis trois ans de prison ferme. Un autre procès est prévu le 8 novembre dans la région d’Akbou, en petite Kabylie, contre neuf personnes non-jeûneuses.
La multiplication de ce type de procès montre qu’il s’agit d'opérations dûment planifiée au niveau supérieur. Le plus sérieusement du monde, le premier ministre Ahmed Ouyahia, a déclaré que « l’Histoire lointaine ou plus proche est là pour témoigner que le peuple algérien musulman a toujours été accueillant et même protecteur, lorsque cela fut nécessaire pour les pratiquants des autres religions ». Cette nouvelle arrestation démontre le contraire en Algérie où l’islam est religion d’Etat.